Télécharger gratuitement -Si beau, si fragile- Download PDF
Livre pdf complet -Si beau, si fragile Download PDF
Enjoy, You can download **Si beau, si fragile- Télécharger gratuitement Now

Click Here to
**DOWNLOAD**

Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #125441 dans Livres
- Publié le: 2011-03-12
- Sorti le: 2011-03-12
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 5.98" h x
1.06" l x
9.41" L,
- Reliure: Poche
- 427 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.Magique et cruel
Par Nina Moscovitch
Un livre qui m'a bouleversé avec toute sa noblesse, sa cruauté, son desespoir qui en fait une lumière magique qui éclaire des pans entiers de notre histoire à tous.
11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile.Savant et populaire, classique et moderne : la quadrature du cercle critique
Par LD
Daniel Mendelsohn est aux yeux de la plupart des amateurs de livres l'auteur du magnifique The Lost: A Search for Six of Six Million / Les Disparus. Ce qui apparaît des plus logiques car cet ouvrage dépasse par la nature de sa quête et par sa qualité tout ce qu'il a pu écrire par ailleurs. On ignore souvent que ce livre s'insère dans un projet autobiographique plus large, dont la 1ère partie est L'étreinte fugitive, qui tourne tout entier autour de la notion d'identité. Et l'on sait encore moins lorsqu'on ne lit pas la presse américaine (par exemple The New York Review of Books) qu'il s'agit aussi - et peut-être avant tout - d'un critique de haut vol.C'est la grande vertu de ce livre, à la faveur du succès des Disparus, que de mettre à la disposition du public français une sélection du travail critique d'un intellectuel américain qui explique fort bien pourquoi il n'a jamais souhaité mettre sa solide culture classique au service de la recherche universitaire et qu'il a toujours voulu être journaliste, au meilleur sens du terme. Par ailleurs, il fait partie de ces personnes qui pensent que l'on peut éclairer les oeuvres du présent au moyen de celles du passé, ou que l'on peut faire résonner ce passé dans le présent. Bref, que le lien n'est pas rompu et que l'on peut, sans pour autant tomber dans la sotte réactualisation évidemment, donner à entendre les échos autant qu'apporter des éléments de compréhension que seule cette connaissance de ce qui a précédé permet. Il reste à préciser qu'il est acquis pour quelqu'un comme Mendelsohn qu'il n'y a pas de dichotomie à établir entre culture haute et culture basse, et qu'il est possible de mobiliser ces outils d'analyse sur nombre d'objets que d'aucuns ne jugeraient pas dignes d'intérêt et qui en disent pourtant long sur l'état et les évolutions d'une culture.Dans son introduction à ce recueil d'articles publiés entre 2002 et 2010, Mendelsohn précise: "Au lieu de céder au réflexe de ranger les articles de ce recueil par ordre chronologique ou par genre, j'ai choisi de les regrouper sous plusieurs grandes catégories thématiques. Lorsqu'on commence à écrire pour la presse en pigiste, on prend pratiquement tout ce qui nous est proposé. Puis, pour nous comme pour nos rédacteurs, il apparaît bientôt que certains sujets nous attirent davantage et que, quel que soit le propos, on en retourne sans cesse aux mêmes motifs. Ce qui revient à dire que, même si l'on accepte aveuglément les commandes, on finit toujours par écrire sa propre autobiographie intellectuelle. En relisant mes recensions publiées au cours de ces quinze dernières années, j'ai été frappé de constater que, malgré leur extrême diversité, les oeuvres que j'analysais me ramenaient vers des thèmes dominants. (...) Je me considère (non sans quelque fierté) comme un écrivain résolument américain et il est indéniable que les essais critiques réunis dans ce volume s'inscrivent nettement dans une tradition anglo-saxonne de critique populaire et largement informelle - hantée par un "je" très présent et parfois passionné - qui se distingue souvent et radicalement des produits de la tradition intellectuelle et critique française."Disons tout de suite que l'on pense que, si cette tradition américaine peut donner des résultats assez lâches, voire versant dans la critique de goût la plus partiale et irritante, elle est ici à son meilleur. Non seulement Mendelsohn refuse d'opposer culture haute et culture basse, le savant et le populaire, le classique et le moderne, mais il n'est pas systématique dans ses approches. Certes, comme il l'avance dès l'introduction, il y a des lignes de force, qui sont d'une part la résurgence de la tragédie grecque dans les représentations actuelles, de l'autre la question du rapport entre hommes et femmes, féminité et masculinité (celle du "gender"). Mais ses approches varient en fonction de l'objet.L'édition française n'est pas tout à fait la même que l'américaine, qui date de 2008 (au titre complet beaucoup plus beau à mon sens, qui aurait sans doute été trop lourd à la traduction : How Beautiful It Is And How Easily It Can Be Broken: Essays). Les essais dont les objets sont mieux connus du public français ont été privilégiés, ce qui fait que moins d'essais sur le théâtre ont été retenus, le point de départ en étant souvent des mises en scène à Broadway. L'article sur "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell, qui a eu infiniment plus de retentissement en France qu'aux Etats-Unis, a été inclus dans la seule édition française. Enfin, des articles écrits entre 2008 et 2010 ont été publiés ici, alors qu'ils ne se trouvent bien sûr pas dans l'édition originale: c'est le cas d'un très intéressant article sur l'autobiographie, et de celui sur "Avatar", d'une très grande pertinence, et même franchement éblouissant. Sinon, on retrouve avec plaisir ses essais sur le cinéma, comme celui sur la représentation du 11 septembre (autour de "Vol 93" et de "World Trade Center"), mais aussi sur l'évolution des rôles de femmes dans les films de Pedro Almodovar ou sur la perception de, et la façon dont la critique a pu 'vendre', "Brokeback Mountain" aux Etats-Unis. Un article assez bien senti sur Quentin Tarantino vient rappeler que si la critique est avant tout un exercice d'admiration pour Mendelsohn, il peut aussi bien épingler ce qui lui semble être pour une large part une fausse valeur. Sa culture classique fait évidemment merveille dans les critiques de films comme "Troie", "Alexandre" ou "300", qu'il attaque pour des raisons bien diverses et de façon assez pondérée, en faisant la part de la faillite narrative et esthétique et des errements idéologiques. On retrouvera toutes ces qualités dans ses critiques littéraires, aussi bien sur des livres qu'il admire ("Les Heures" de Michael Cunningham, "Le Maître" de Colm Toibin) que sur des succès de librairie qu'il démonte avec talent et exactitude ("La Nostalgie de l'ange" d'Alice Sebold).Au-delà des divergences avec son propre goût, on aura beau jeu de pointer ici et là quelques faiblesses dans un argumentaire. On pourrait également, en cinéphile ou amateur de littérature français, lui reprocher précisément ce qu'il explique en introduction. Sa critique, sans jamais être impressionniste ou de pur goût, tend souvent à se concentrer essentiellement - à l'anglo-saxonne - sur le récit, le développement des personnages et les thèmes, sans prêter assez attention à la forme. C'est sans doute particulièrement le cas lorsqu'il parle de cinéma : quoiqu'il ne la traite pas par-dessus la jambe, il ne donne sans doute pas toute sa place à l'analyse formelle.Reste que l'on tient là un formidable essayiste, qui redonne toutes leurs lettres de noblesse aux notions de critique et de jugement. Parce qu'il est pondéré et que son appréhension est sûre, parce qu'il réfute les classifications génériques hâtives et refuse les excommunications, parce qu'il écrit une critique renseignée et pointue en la rendant éminemment lisible, Daniel Mendelsohn semble en partie résoudre la quadrature du cercle critique.Notons que la traduction d'Isabelle Taudière est de qualité, même si elle ne rend pas tout à fait l'élégance de cette prose, et qu'elle laisse hélas parfois passer des calques assez étonnants.
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.Le savoir mis au service de la critique
Par rauch75
Certes, il s'agit d'un recueil de critiques, mais contrairement à ce qui est affirmé dans le commentaire de Talon André, je reste convaincu qu'une critique détaillée et argumentée reste un moyen privilégié de comprendre comment une oeuvre est construite, pourquoi elle nous plait, et nous accompagner pour forger notre goût."Si beau, si fragile" ne nous offre pas de courts articles de critiques au vitriol, plaisante à lire, mais cherchant avant tout à mettre en valeur le journaliste. Il puise dans ses connaissances étendues qui auraient pu lui permettre d'être professeur de lettre classique pour éclairer les créations contemporaines. A ce titre, la partie sur l'utilisation du mythe grec d'aujourd'hui dans le film (300, Troie, Avatar, Alexandre) est de loin la plus réussit et percutante.J'ai retiré une étoile car les articles ne sont pas tous d'un intérêt trépident pour un européen (toute la partie sur la guerre et les théories des néo conservateur qui nécessite un bagage de connaissance sur la politique intérieur américaine que peu de français ont).Le livre aborde aussi des critiques de Brodway de pièces de Williams et l'auteur nous donne brillamment l'envie de nous replonger dans ces textes.Bien entendu, cela ne se lit pas comme un roman d'une traite. Mais un article de temps en tant dans le metro ou avant de se coucher nous poussant à réfléchir, ce n'est déjà pas mal !
No comments:
Post a Comment